Critères d’emprunt, la fausse bonne nouvelle ?

L’embellie sur les critères d’octroi en matière de prêts immobiliers appartiendrait-elle déjà au passé ? Une chose est sûre : ce qui était valable en décembre… ne l’est plus forcément en mars. La faute à une note du Haut conseil de stabilité financière, datée du 27 janvier 2021, qui a rebattu les cartes sur certains points, forçant les banques à revoir à nouveau leurs barèmes.

L’assurance emprunteur prise en compte pour le calcul du taux d’endettement

Dans ces dernières recommandations, le HCSF a tenu à apporter une précision à ce qu’il considère comme étant « le plafond du taux d’effort ». Annoncé à 35% contre 33% jusque-là, la hausse du taux d’endettement autorisé avait été perçu comme une aubaine pour de nombreux emprunteurs. Sauf qu’il n’avait pas été mentionné l’assurance-emprunteur, qui se révèle devoir être finalement prise en compte dans le calcul. La haute autorité précisant que le taux d’effort se base sur le montant du « remboursement du capital emprunté et l’ensemble des charges d’intérêt et d’assurances ». Un détail qui a son importance, quand on sait que l’assurance emprunteur peut représenter jusqu’à 50%, voire plus dans certains cas, des mensualités.

Ce qui signifie aussi qu’il est plus que jamais indispensable de bien la négocier, au moment de la signature du prêt, mais également dans un deuxième temps, en faisant jouer la possibilité de résilier son assurance emprunteur pour en contracter une autre. Dans ce cas, un courtier immobilier peut être un atout précieux.

Les autres critères d’emprunt scrupuleusement respectés

En ce début d’année 2021, les banquiers sont également plus regardants sur la situation professionnelle des emprunteurs potentiels, considérant la crise sanitaire actuelle comme une fragilité supplémentaire. Ainsi, l’antériorité d’un CDI ou encore le secteur d’activité dans lequel vous travaillez peut être prise en compte par les banques comme garantie… ou risque supplémentaire.

Il devient également compliqué d’obtenir un prêt immobilier sans apport, même lorsque l’on est primo-accédant. D’ailleurs, l’épargne restante après projet peut constituer un atout supplémentaire au moment de négocier son emprunt. Plus que jamais, il est donc primordial de démontrer que vous êtes un bon gestionnaire. Évitez notamment les découverts les mois précédents votre demande de prêt et à l’inverse, si votre situation financière peut vous le permettre, montrez votre capacité d’épargne en dépensant peu.

Quoi qu’il en soit, malgré des taux très bas, la négociation d’un prêt immobilier peut s’avérer être un bras de fer. N’hésitez pas à faire appel à un courtier !