Les conditions pour emprunter enfin assouplies !

C’est LA bonne nouvelle de cette fin d’année 2020. Il y a encore deux mois, nous vous parlions du tour de vis qu’opéraient les banques vis-à-vis des critères d’acceptation en matière de crédit, privant de plus en plus de foyers de la possibilité d’accéder à la propriété. Il semblerait finalement que les organismes bancaires soient revenus à de meilleures dispositions vis-à-vis des conditions pour emprunter. 2021 pourrait alors être placé sous le signe de l’investissement immobilier. Décryptage.

Le HCS a voté pour un assouplissement des conditions d’octroi d’emprunts

Pour comprendre les raisons qui ont conduit à ce changement de situation, il faut regarder à la date du 17 décembre dernier. Ce jour-là, le Haut conseil de stabilité financière se prononce en faveur d’un assouplissement des conditions pour emprunter. Une déclaration qui a une conséquence directe sur les dossiers des futurs emprunteurs.

Le HCS est en effet suivi au pied de la lettre – à quelques exceptions – par les banques, pour la simple raison qu’il n’est autre que l’organisme du ministère de l’Économie et des Finances chargé de réguler le crédit en France.

Durée maximale d’emprunt allongé, taux d’endettement autorisé plus important…

Le « bol d’oxygène » ainsi offert par le haut conseil se traduit en plusieurs points :

  • La durée maximale de crédit autorisée reste plafonnée à 25 ans, mais un différé de deux ans peut être pris en compte s’il s’agit d’un investissement dans du neuf ou de la rénovation nécessitant d’engager des travaux.
  • Le taux d’endettement peut désormais atteindre 35% des revenus du foyer emprunteur, contre 33% il y a encore peu.
  • Les banques ont plus de latitude. Leur quota de dossiers ne respectant pas tous les critères d’acceptation peut atteindre 20% du volume total traité, contre 15% jusqu’à présent.

Les règles conditionnant le déblocage d’un prêt immobilier sont donc assouplies mais attention, Bercy va avoir les banques à l’oeil dans les mois à venir.

En effet, si les recommandations du Haut conseil de stabilité financières sont censées être suivies, les banques ne les respectant pas ne peuvent pas faire l’objet de mesures coercitives ou de sanctions. Résultat, le tour de vis exigé par le HCS en décembre 2019 n’a pas été appliqué par tous.

Pour ne plus avoir de « mauvais élèves » à l’avenir, le ministère de l’Économie et des Finances  planche sur la rédaction d’un cadre juridique afin de rendre obligatoire les recommandations du Haut conseil à l’été 2021.

Les primo-accédants et les investisseurs, premiers gagnants de l’assouplissement des critères d’acceptation de crédit

Reste que pour l’heure, les primo-accédants sont les grands bénéficiaires de l’assouplissement des critères d’acceptation de crédit. Avec un taux d’endettement qui passe à 35% maximum, les ménages ont besoin d’un apport personnel moins important pour « rentrer dans les clous » tout en ne dépassant pas la durée maximum d’emprunt fixée à 25 ans. Les conditions pour emprunter sont plus faciles à réunir.

Cette même hausse du taux d’endettement va également profiter aux investisseurs. Couplé à la possibilité de différer de 2 ans son emprunt si l’on achète dans le neuf ou que l’on rénove, cela va permettre de faire baisser les montant des mensualités de remboursement.

Restons tout de même prudents. Les banques, au regard du contexte économique lié à la crise sanitaire du covid-19, ne vont pas signer les yeux fermés. La situation professionnelle des emprunteurs, notamment le secteur d’activité dans lequel ils évoluent, va être étudiée à la loupe. Le rôle d’un courtier en crédit immobilier reste donc primordial. Chez Sol-Fin, nous faisons de chaque dossier, une priorité.