La remontée des taux d‘intérêt : inéluctable et impactante sur les prix de l’immobilier ?

2016, année de toutes les opportunités.

L’année 2016 s’est vu atteindre un plancher historique des taux d’intérêt d’emprunts immobiliers, au fil d’une chute dont même les spécialistes n’ont pu affirmer voir la fin. Conjugué à un tassement des prix à l’échelle nationale – même si les disparités régionales sont fortes – et aux mesures incitatives de l’état telles que le Prêt à Taux Zéro (reconduit en 2017), ce phénomène a fourni aux ménages français de nombreuses opportunités financières : que ce soit par la simple renégociation du taux de leur emprunt en cours auprès de leur banquier, ou par l’achat d’une résidence principale plus spacieuse ou aux meilleures prestations, pour des mensualités de remboursement quasiment inchangées.

Les meilleurs choses ont une fin : le plancher atteint.

La remontée des taux, pourtant annoncée depuis fin 2015, a joué l’Arlésienne tout au long de 2016 et ne se révèle toujours pas spectaculaire à ce jour. Cela dit, les Obligations Assimilables du Trésor (OAT), emprunts d’état souvent pris en référence pour anticiper la tendance des taux d’intérêt, remontent sensiblement depuis le dernier trimestre 2016. Rappelons à toutes fins utiles que cette corrélation entre OAT et taux d’intérêt n’est pas un lien de cause à effet mais une évolution en parallèle conjuguée à l’inflation (voir notre article du 7 février 2017).

Quoi qu’il en soit, cette remontée des taux est lente : à raison de quelques centièmes de points chaque mois. Sur le premier trimestre 2017, on relève ainsi une hausse des taux (toutes durée d’emprunts confondues) de 0,20 points (de 1,40% à 1,60%), en se rappelant que novembre 2016 affichait 1,30% environ.

Que doit-on attendre – ou craindre – de cette inversion de la courbe quant au dynamisme du marché immobilier français ?

2017 : à vos crédits !

La remontée des taux immobiliers fait en effet craindre un retour à la hausse des prix immobiliers et une tendance inflationniste. Mais ces considérations relèvent du pronostic et restent à vérifier. En attendant, le point important à retenir est celui-ci : la tendance est lente. A fin 2017, le taux moyen pourrait se situer autour des 1,80%, ce qui fait encore rêver les ménages ayant contracté un emprunt supérieur à 3,5% il y a moins de 10 ans. Cette lenteur devrait décider les acheteurs en puissance qui ne se sont pas encore lancés, au plus grand bénéfice du marché de l’immobilier. Les banques sont fortement mises en concurrence par ces projets d’investissement autant que par les renégociations de taux et n’ont pas encore vraiment durci leurs conditions. C’est donc encore le moment d’acheter !

Source : http://www.meilleurtaux.com/credit-immobilier/actualites/2017-mars/remontee-taux-immobiliers-impacte-peu.html