Prêt immobilier en CDD : pas impossible !

Cette année, nous respirons un doux et rare parfum des taux de crédits au plus bas. Ainsi, chez Sol-Fin, nos taux sont actuellement de 1,10% sur 15 ans, 1,25% sur 20 ans et 1,40% sur 25 ans. D’après Empruntis, même s’il est prévu une légère hausse pour 2017 (de + 0,1 à + 0,15 point), les taux assez bas resteront encore dans l’air du temps, malgré les prévisions de hausse des prix immobiliers, de 2 à 3% en moyenne sur le sol français. De janvier à octobre, les acheteurs ont gagné plus de 7% de pouvoir d’achat immobilier. Cette situation presqu’insolite permet un accroissement notable du nombre d’acquéreurs et confirme cette période faste de l’immobilier.

Mais ce financement avantageux ne profite vraiment qu’aux détenteurs d’un CDI. Pour les établissements bancaires, le CDD, par opposition au CDI, ne procure pas de stabilité professionnelle.

Au vu des conditions économiques actuelles, sans parler du coût des charges patronales ni de la complexité du droit du travail, les entreprises ne créeront de l’emploi que quand elles auront des marchés, des commandes et des prévisions de croissance. Or ce n’est pas au goût du jour. En conséquence, le nombre de CDI diminue alors que le CDD et l’intérim prennent une place de plus en plus importante sur le marché du travail. Selon une étude réalisée par France Stratégie, seulement 3 salariés sur 20 sont passés en CDI, tandis que 14 sont toujours en CDD, dont 11 sans changer d’employeur.

Pour le travail équivalent à un CDI, un CDD est souvent bien mieux payé. Alors, pour faire profiter ces salariés dignes de ce nom d’un projet immobilier, il faut trouver une solution leur permettant, alors qu’ils sont de plus en plus nombreux, d’accéder au crédit immobilier plus facilement.

Voici les conclusions d’une enquête réalisée auprès de professionnels de l’immobilier, de la Cour des Comptes et d’établissements financiers :

  • Augmenter la part garantie par l’Etat de 10 millions par le biais du Fonds de Garantie d’Accession Sociale (un grain de sable comparé aux 40 milliards d’euros d’aides au logement).
  • Diminuer les droits de mutation (ou droits d’enregistrement, qui désignent les taxes que perçoit le notaire lors d’un achat immobilier, pour le compte de l’Etat et des collectivités locales) dont le montant élevé de 7 à 7,7% du prix d’achat se soustrait à l’apport personnel affecté à l’acquisition.

Sol-Fin se réjouit d’ores et déjà de la prise en compte par les pouvoirs publics de la spécificité de ces candidats, et est prêt à coopérer avec ses partenaires bancaires ainsi qu’avec l’état pour créer de futurs produits favorisant les salariés en CDD et rassurant les banques.

Pour Sol-Fin, les financements des emprunteurs en CDD représentent 5% sur la totalité de ses dossiers. En voici les profils :

  • Age moyen : 32 ans
  • Revenus : 1 800 €
  • Contribution personnel : 15 000 €
  • Montant du prêt : 120 000 €
  • Durée du crédit : 25 ans
  • Taux d’emprunt : 1,8%

Sous quelles conditions ?

Soyons transparents : aujourd’hui, si vous êtes titulaire d’un CDD et que vous souhaitez accéder à un prêt immobilier, la tâche va s’avérer aussi ardue que pour un intérimaire ou un intermittent. Outre l’endettement qui ne doit pas descendre en dessous de 33% des revenus, il faudra répondre à des conditions exigeantes pour constituer un dossier en béton :

  • L’un des 2 conjoints doit être titulaire d’un CDI.
  • Démontrer la perception de revenus réguliers depuis au moins 3 ans et dans le même secteur d’activité pendant 2 ans d’ancienneté
  • Si vous êtes un travailleur non salarié : gérant, entrepreneur, auto-entrepreneur ou profession libérale, il vous sera demandé les 2 derniers bilans de votre société et un arrêté comptable de l’année en cours. Même règle pour un CDD et un intérimaire : vous devrez justifier de 2 ans d’expérience ininterrompue. Exception faite des médecins, avocats ou architectes.

NB : les CDD de la fonction publique sont souvent assimilés à des CDI !

Le taux moyen de ces prêts (1,95% sur 20 ans) est au-dessus de la moyenne nationale, estimée à 1,45%. La différence de 0,50% correspond au risque que la banque prêteuse alloue à ces profils.

 

Nos recommandations

Chaque dossier de prêt est un cas bien spécifique et doit faire l’objet d’une réflexion approfondie. N’hésitez pas à interroger l’un de nos courtiers qui se fera un plaisir de vous aider et vous constituera un dossier in extenso. Naturellement, nos services ne seront rémunérés que si ce dernier est accepté et que les modalités vous conviennent.

Source : http://www.inandfi-credits.fr/21021-pret-immobilier-cdd-solutions/