Un bel avenir pour le courtage en immobilier

La part de marché des courtiers a quasiment doublé en 10 ans et représente plus de 30 %, contre 70 % pour les banques. Mais cette proportion reste tout de même à la traine du fait du système français, peu enclin au libéralisme, alors que nos confrères européens prennent une part importante avec 40 % à 60 %, tandis que, favorisé par une culture très libérale, le marché du courtage américain atteint 90 %. Suite à la 3e convention nationale de l’Apic (Association professionnelle des intermédiaires en crédits), le secteur du courtage, résolument optimiste, devrait atteindre 50 % dans les 10 prochaines années, les banques étant de plus en plus réticentes à souscrire des prêts à leurs clients.

Ces professionnels en opérations bancaire et financières, qu’on appelle également IOBSP (Intermédiaire en Opérations de Banque et en Services de Paiement) garantissent un service gagnant grâce à leur rémunération calculée sur l’économie que leurs clients réalisent sur leur projet de financement. Rapides et efficaces, les courtiers assurent une prise en charge immédiate du projet et élaborent le dossier complet et concret de l’acquéreur, jusqu’à la signature chez le notaire et le banquier. De plus, leur vaste réseau de partenaires bancaires permet à leurs clients d’obtenir des taux vraiment très avantageux et de leur faire gagner du temps.

 

Même si un consommateur souhaite comparer les banques par lui-même, ne devrait-il pas consulter un courtier ?

Il y a énormément d’enseignes françaises de crédit immobilier qui ont chacune leur approche du client et leurs spécificités régionales. Le consommateur n’a pas le temps requis et les compétences nécessaires face au banquier et n’est donc pas assez informé sur les rouages du crédit immobilier, qui comporte des aspects techniques non négligeables. Par conséquent, si l’acquéreur souhaite faire seul les démarches et comparer les banques entre elles, il risque de se précipiter dans ses conclusions. Mieux vaut faire appel à un courtier !

 

L’Apic c’est quoi ?

Pour revenir à l’Apic : cette association, qui rassemble les intermédiaires en opérations de banque et en services de paiement, est née en 2010 et compte plus de 164 enseignes et plusieurs milliers de membres de courtage depuis 2014. Elle représente 60 % de l’activité en France et permet aux adhérents de s’entraider à faire réagir les pouvoirs publics dans l’élaboration des textes de lois qui serviront leur profession.

 

Concurrence ou collaboration entre les banques et les courtiers ?

Les banques ne pouvant pas se concentrer uniquement sur leur réseau d’agences, ni se passer de marketing et de prestataires, et au vu de leur marge de plus en plus réduite, collaborent de plus en plus avec les courtiers. Les IOBSP leur amènent de nouveaux clients en crédit immobilier et reçoivent, pour chacun de ceux-ci, une commission par la banque. Il ne s’agit donc pas vraiment de concurrence entre eux, mais plutôt d’une sorte de coopération plus ou moins reconnue ou, vue sous un autre angle, de sous-traitance.

 

Multispécialisation des courtiers

40 % des courtiers se sont aguerris dans la diversification de l’expertise et, en plus d’avoir investi le marché du crédit immobilier, ce sont aussi engagés sur les secteurs bancaires, financier, de l’assurance et le crowdfunding (financement participatif). Certains exercent même dans trois domaines d’activité, tels que le crédit immobilier, le rachat de crédits et l’assurance.

Parmi les IOBSP, on distingue deux profils principaux : le courtier qui dépend du client et qui négocie des contrats commerciaux avec les banques, et le mandataire qui dépend d’une, voire de plusieurs banques, engageant ses propres responsabilités.

 

L’avenir des courtiers

Pour Philippe Taboret, Président de l’Apic, les banques se rapprochent de plus en plus de ces intermédiaires de l’immobilier afin d’outsourcer (externaliser) leur activité et ainsi étendre la « sous-traitance » des courtiers pour augmenter les parts de marché de ceux-ci, comme par exemple : aider les clients à ouvrir des comptes bancaires, ce qui se fait déjà au Royaume-Uni…

Par ailleurs, le courtage en immobilier conseille et accompagne des consommateurs de plus en plus nombreux à vouloir comparer plusieurs offres avant de se lancer dans n’importe quel projet.

Grâce à ces deux sollicitations du monde professionnel autant que des particuliers, il est certain que le secteur du courtage est appelé à faire toujours plus partie du paysage immobilier et financier français !

 

 

 

Source : http://www.cbanque.com/actu/49612/credit-immobilier-les-courtiers-veulent-prendre-50-du-marche