« Monter un dossier comme si c’était pour ma sœur ou ma mère »

Il a grandi sur « la terre des deux rugbys ». Avec une préférence pour le XIII et ses Dragons Catalans. D’une famille ancrée à Pia, investie dans le club local. De ses six mois passés à Montpellier pour achever son Master 2 Droit Économie Gestion spécialité Métiers de la banque et de l’assurance, Guillaume Cervera en parle « comme d’un exil, quand même ! ». Faut-il en dire plus ?

Son sens aigu de la famille, le courtier le conserve au sein de son travail. « Je monte un dossier comme si c’était celui de ma sœur ou ma mère », assure-t-il. Et avec persévérance. Comme la fois où il a obtenu un prêt pour une femme de 42 ans, qui n’avait pas d’apport. « J’ai réalisé son rêve », se réjouit le Catalan.

Diplômé en 2013, Guillaume avait été embauché par la banque où il avait fait son stage, pour compléter l’équipe chargée de l’ouverture d’une agence à Cabestany. « Nous étions 3, directeur compris. C’est très formateur de débuter ainsi comme conseiller clientèle. » Guillaume fait ses premières armes avec un portefeuille en création et une politique axée sur le prêt immobilier. Lui qui avait fait son mémoire sur la renégociation de ces mêmes emprunts dans la région. Le domaine lui plaît. « J’aime réaliser le projet des personnes, la joie que ça leur procure quand je leur dis oui. »

Continuer à se consacrer au conseil et au service

Quand, il y a 2 ans, la stratégie bancaire s’axe sur la vente de produits de placements, Guillaume ne retrouve plus les valeurs qui le guidaient jusque-là. « Je voulais continuer à me consacrer au conseil et au service. » Il a quitté son poste pour rejoindre l’équipe de Sol-Fin à Perpignan et François Pouzol à l’automne 2016. « L’esprit d’équipe fort, le partage d’expériences » l’ont séduit. Ça, et pouvoir mettre à nouveau son sens de l’écoute à profit. « On doit connaître la vie du client. Savoir ce qu’il veut maintenant, mais aussi plus tard. Tout cela compte dans la négociation du projet. »