Prêt immobilier : l’apport personnel n’est plus incontournable

Face à la hausse des prix de l’immobilier et afin de continuer à capter une clientèle la plus large possible, les règles en matière d’octroi de prêt immobilier se sont assouplies depuis ces deux dernières années. Autrefois sésame quasi-indispensable, il n’est pas rare, aujourd’hui, d’obtenir un emprunt sans apport personnel de départ. Certains profils d’emprunteurs sont plus concernés que d’autres. Qui sont-ils ? Tour d’horizon.

Les primo-accédants chouchoutés, même sans apport personnel

Les jeunes primo-accédants, âgés de moins de 35 ans, n’ont souvent pas encore eu le temps de se constituer une épargne. Il n’empêche, au coeur de la vie active, avec des marges de progression professionnelle encore non négligeables, ils possèdent encore de longues années devant eux pour se constituer une épargne ou augmenter leur pouvoir d’achat. Un prêt immobilier sur 25 ans, pour peu que l’on possède un CDI, est donc tout à fait envisageable, sans apport personnel.

Les moins de 35 ans sont aussi un profil très intéressant pour les banques dans la mesure où ils représentent une clientèle à fidéliser. Une fois leur épargne constituée, il pourra leur être proposé différents produits d’épargne. Ainsi, un couple possédant à eux deux des revenus supérieurs à 5000 €, et qui souhaitent acquérir leur résidence principale, sont des clients « en or » pour les banques. Même leur proposant un taux très bas, la banque a dans l’espoir de voir ce crédit vite rentabilisé par d’autres solutions d’épargne ou assurance à commercialiser.

Du gagnant-gagnant pour le client et la banque.

Le revenu des emprunteurs, nouveau sésame pour obtenir un prêt ?

Vous l’aurez compris. Si l’apport personnel était autrefois le sésame qui ouvrait la porte au crédit immobilier, ce n’est plus le premier critère exigé. Les banques regardent de plus en plus le niveau de revenus des emprunteurs et leur situation professionnelle, garants de la régularité des ressources. Ce profil d’emprunteur se retrouve notamment chez les plus de 45 ans qui, après une séparation ou une reconversion professionnelle, se mettent dans l’acquisition d’une résidence principale. Pour la première fois à titre seul, ou pas.

L’apport personnel, un vrai « plus » à partir de 10% du montant

Les acheteurs qui ne possèderaient pas des revenus aussi confortables – et ils sont nombreux – ne doivent pas pour autant s’inquiéter. L’apport personnel reste très apprécié des banquiers.

Pour rappel, il s’agit de la somme des liquidités dont un emprunteur dispose et qu’il est prêt à investir dans l’achat de sa résidence. Il peut s’agir d’argent disponible sur un compte-courant ou un compte-épargne, également de la vente de titres.

Quoi qu’il en soit, pour qu’un apport personnel soit considéré comme un vrai « plus », il doit au moins représenter 10% du montant du bien immobilier. 20% étant l’idéal.

L’apport personnel, un des 5 critères pour emprunter

Enfin, sachez qu’en tout état de cause, le profil de l’emprunteur est noté par les banquiers selon les critères suivants :

  • L’apport personnel
  • Le taux d’endettement
  • La solidité des revenus
  • La gestion du budget
  • La durée du crédit

N’hésitez pas à vous faire accompagner par un courtier en prêt immobilier afin de négocier, au mieux, le financement de votre bien. Chez Sol-Fin, nous sommes là pour ça.