L’immobilier à Montpellier connaît son âge d’or

Devenue la 7e ville de France avec 282 243 habitants au dernier recensement, Montpellier vit, depuis 2017, son âge d’or de l’immobilier. Alors que de nouveaux quartiers se dessinent ou grandissent, le centre est réhabilité. Plusieurs raisons conduisent à une embellie du marché de l’immobilier sur la ville, en plus de taux d’intérêts historiquement bas depuis plusieurs mois qui facilitent l’accession à la propriété au plus grand nombre. Le marché du neuf et de l’ancien répondent à une demande toujours plus croissante, née d’une convergence de facteurs favorables.

Des conditions favorables au marché de l’immobilier sur Montpellier

Une situation géographique privilégiée. Montpellier séduit : ensoleillée, à quelques kilomètres de la mer et proche de la montagne, elle dispose d’une situation enviable qui attire chaque année de nouveaux arrivants… et des promoteurs.

Un boom démographique. Grâce à sa situation géographique privilégiée, Montpellier connaît une croissance démographique qui s’installe dans la durée. Chaque année, plus de 4 000 nouveaux arrivants débutent une nouvelle vie dans la préfecture héraultaise. Avec 282 243 habitants selon l’Insee, Montpellier est devenue à l’automne dernier la 7e ville de France. A l’échelle de la métropole, plus de 430 000 y vivent.

Une économie florissante. Les particuliers ne sont pas les seuls à lorgner sur Montpellier. Les entreprises aussi. Implantation de multinationales – IBM, Sanofi, Dell… -, secteur du numérique et des nouvelles technologies en plein essor, agroalimentaire, recherche médicale… sont autant de sources d’emplois potentiels. Attention toutefois, une inadéquation entre l’offre et la demande sur le marché du travail montpelliérain conduit toutefois à la persistance d’un taux de chômage plus élevé que la moyenne nationale.

Une ville étudiante. Qui dit étudiants, dit besoin accru en logements locatifs… une aubaine pour les investisseurs désireux de défiscaliser leur patrimoine. Avec 70 000 étudiants, Montpellier est considérée comme un Eldorado en la matière. Les opérations immobilières, construites pour répondre aux objectifs de la Loi Pinel et autres dispositifs de défiscalisation, sont nombreuses dans certains quartiers. A commencer par Hôpitaux-Facultés.

De 1583 € en moyenne le m2 à La Paillade… à 3269 € le m2
à Port-Marianne

La demande accrue en logements sur Montpellier conduit inévitablement à une hausse des prix de l’immobilier qui frôlent parfois ceux des grandes métropoles françaises.

La préfecture héraultaise attire des architectes de renom et certains quartiers affichent aujourd’hui un standing de haut niveau comme le bassin Jacques-Cœur, ou encore Port-Marianne et ses villas sur le toit. Dans ce secteur, le m2 grimpe à 3 269 €… voire 6500 € dans le neuf pour des petites surfaces ! En centre-ville, le nouveau quartier Saint-Roch, près de la gare, prévoit la construction d’environ 1 300 logements, d’un parc urbain de plus de 1,3 hectare, de deux hôtels, d’un parking de 800 places et de près de 30 000 m2 dédiés aux activités tertiaires et commerciales.

Globalement, si les Zones d’aménagement concerté (ZAC) se multiplient, à la périphérie de la ville la hausse des prix est moindre, comparée au secteur Rive Gauche et Port-Marianne. Ainsi, plus on s’éloigne du centre, plus on tend à trouver des biens à 2655 € le m2, soit le prix moyen affiché à Montpellier, du fait notamment de l’absence d’accès au tram. Enfin, le quartier Hôpitaux-Facultés et l’Écusson, avec leur population d’étudiants, restent un bon filon pour les personnes en quête d’investissements locatifs.

L’ancien se négocie à près de 3 200 € le m2 dans le centre historique de Montpellier

Pour les amateurs d’ancien, le centre historique avec Antigone, la Comédie et le quartier de l’Ecusson continuent à être très prisés. De belles opérations de réhabilitation – avec parfois à la clé, des mesures de défiscalisation – s’y réalisent mais font exploser les prix. Dans le même esprit, des opportunités restent à saisir du côté de Figuerolles, mais deviennent plus rares à Aiguelongue ou encore Les Beaux-Arts.

Si les prix de l’immobilier restent au beau fixe à Montpellier, des disparités existent toutefois selon les quartiers. Dans certains secteurs, le m2 reste plus abordable, notamment au Nord et à l’Ouest de la ville. Les primo-accédants et les familles se tournent ainsi généralement vers les secteurs Croix-d’Argent ou alors Les Hauts de Massane, avec une préférence pour le premier du fait de sa proximité avec les axes forts de la ville. Enfin, pour trouver le prix au m2 le plus bas, il faut se rendre dans le quartier populaire de La Paillade, où s’affiche une moyenne de « seulement » 1583 €.

Que vous souhaitiez investir ou vous installer, Montpellier est devenue une valeur sûre.