Fermeture des agences bancaires : les courtiers en prêt immobilier prennent le relais

Arrivée sur le marché de banques 100% internet, informatisation des données clients, développement des services en ligne : le secteur bancaire vit, depuis quelques années, une véritable révolution numérique. Parmi les conséquences de cette mutation, la fermeture de plus en plus d’agences dans l’Hexagone, et une relation client qui s’en voit bouleversée. Face à ce phénomène, les courtiers en prêt immobilier ont un rôle à jouer.

Jusqu’à présent peu de fermetures d’agences bancaires en France

Aujourd’hui, avec 549 agences bancaires pour 1 million d’habitants, la France est le pays européen le mieux doté derrière l’Espagne… quand les Pays-Bas n’en comptent déjà que 97 et le Royaume-Uni 167. Depuis 2012, le rythme des fermetures d’agences bancaires sur notre territoire n’a pas dépassé les 3% par an, alors qu’il atteignait jusqu’à 24% en Espagne et 12% en Allemagne, sur la même période.

Plusieurs raisons expliquent que l’Hexagone ait tardé à emboiter le pas sur ses voisins. La répartition de ses richesses, tout d’abord, de manière uniforme sur le territoire, rendait nécessaire le maintien d’agences aux quatre coins de la France. Le fort attachement, ensuite, des clients à leur banque. En 2012, un usager sur 2 continuait à se rendre plus d’une fois par mois dans son agence locale… Mais ce n’est plus le cas.

Accélération de la digitalisation du secteur bancaire

Les habitudes, en 6 ans, ont considérablement évolué. Alors qu’ils ne sont plus que 20% à venir tous les mois voir leur banquier, la digitalisation du secteur bancaire connaît parallèlement une forte accélération. Et si encore 80 à 90% des produits bancaires sont souscrits en agence, une fois la numérisation des données et des fichiers clients terminée, les souscriptions en ligne devraient exploser.

Les grands groupes prévoient des plans de fermeture d’agences bancaires

Des prévisions qui ont amené les grands groupes à envisager des plans nationaux de fermeture d’agences bancaires pour les quatre années à venir.

A en croire Sia Partners, bureau d’études spécialisé qui a mené une enquête poussée sur le sujet, 12,6% des agences bancaires devraient fermer en France, d’ici 2020, multipliant par 4 le rythme des fermetures amorcé en 2012.

Ainsi, dans le détail, LCL devrait réduire le nombre de ses points de vente de 14 %, la Société Générale et BNP Paribas de 10%, la Caisse d’Épargne et la Banque Populaire de 5%. La France compterait alors 32 500 agences bancaires à l’horizon 2020, contre 37 261 en 2016.

Certaines régions devraient être plus touchées que d’autres par les fermetures d’agences bancaires comme par exemple l’Île-de-France, où le recours au numérique est déjà entré dans le quotidien d’une grande majorité de ses habitants.

Les agences bancaires restantes vont modifier leur façon de travailler

La fermeture ira de pair avec une modification des services proposés par celles qui resteront ouvertes. Les banques ont l’intention de recentrer les activités de leurs agences sur des produits spécifiques, de les spécialiser dans des domaines afin de s’adresser à une clientèle bien définie. Les autres clients seront incités à se tourner vers les services en ligne.

Reste que nombre de Français demeurent attachés au contact humain. Interrogés, ils ne sont que 15% à s’intéresser aux banques exclusivement en ligne. Les banquiers devront donc continuer à assurer un service personnalisé, dans la limite du temps dont ils disposeront pour le faire…

Face aux fermetures des agences bancaires, les courtiers en prêt immobilier prennent le relais

Face à cette réorganisation annoncée des banques, les courtiers en prêt immobilier ont un rôle à jouer. En proposant des dossiers déjà montés, ils font gagner du temps aux banquiers, et de l’argent aux clients puisqu’ils mettent leur dossier en concurrence en le présentant à d’autres banques.

Les particuliers ne s’y trompent pas. La proportion d’emprunts contractés via un courtier est passé de 16% en 2006 à 35% fin 2016. Et la réforme de l’assurance emprunteur ne devrait faire qu’amplifier le phénomène.

Chez Sol-Fin, nos courtiers en prêt immobilier sont là pour répondre à toutes vos questions. N’hésitez pas à nous contacter.