Courtage immobilier : une activité en plein boom

 Un tiers des emprunteurs a aujourd’hui recours à un courtier pour contracter un prêt immobilier, en France. Une proportion qui a doublé en à peine 10 ans, et qui ne cesse d’augmenter depuis. A ce rythme, 50% des crédits pourraient être obtenus grâce au courtage à l’horizon 2030. L’Hexagone rattraperait ainsi son retard en matière de courtage immobilier sur la Grande-Bretagne et l’Espagne, tandis qu’aux États-unis, près de 80% d’emprunts sont déjà réalisés par l’intermédiaire d’un courtier.

Enseignes nationales face à la proximité des agences régionales

Anticipant le phénomène, plusieurs enseignes nationales viennent d’annoncer leur déploiement sur le territoire avec l’ouverture de succursales pour l’année à venir. Face à elles, agences locales et régionales comme Sol-Fin jouent la carte de la proximité et de la connaissance du secteur bancaire sur leur territoire pour satisfaire au mieux le client.
2018 s’annonce donc comme une année prolifique. Le point sur un métier en pleine évolution, bénéficiant de conjonctures favorables.

Des taux d’intérêts historiquement bas

La formidable baisse des taux d’intérêts en 2017 a poussé de nombreux ménages à demander une renégociation de leur prêt immobilier, souvent par l’intermédiaire d’un courtier, confirmant une embellie de l’activité de courtage déjà amorcée l’année précédente. Et même si, aujourd’hui, on peut considérer que les particuliers susceptibles de demander une renégociation de leur emprunt l’ont déjà fait, les taux, de nouveau historiquement bas en ce début 2018, devraient inciter d’autres ménages à investir dans l’immobilier.

L’assurance prêt, nouvelle activité des courtiers

L’évolution de la législation contribue cette année au développement de l’activité des courtiers avec l’annonce, le 18 janvier, par le Conseil Constitutionnel, de l’ouverture du marché de l’assurance prêt qui permet désormais au client de changer d’assureur chaque année. Là encore, la négociation, au cœur du métier du courtier, est déterminante dans l’obtention, ou non, de tarifs optimaux.

Le courtier collabore avec les banques, dans l’intérêt du client

Autrefois attaché à sa banque et à son banquier, le consommateur est aujourd’hui plus versatile, à la recherche des meilleures conditions tarifaires. Avec la fermeture de plus en plus d’agences bancaires et le manque de temps pour prospecter, le recours à un courtier en prêt immobilier apparaît comme une solution appréciable pour le client, qui bénéficie en plus d’un conseil avisé.

Pour autant, le courtier en prêt immobilier n’entre pas en concurrence avec le banquier. En négociant des emprunts pour ses clients, il apporte des dossiers aux banques. On parle donc de collaboration dans l’intérêt du client.

Courtier en prêt immobilier, un métier encadré

Ne devient pas courtier en prêt immobilier qui veut. Depuis le 22 octobre 2010, la profession est encadrée par la Loi de Régularisation Bancaire et Financière. Pour exercer, les courtiers doivent avoir le statut d’intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP) avec enregistrement à l’ORIAS, le registre unique des intermédiaires en assurances, banques et finances depuis janvier 2013. Avant cela, ils doivent justifier d’une expérience de 2 ans en tant que cadre dans une banque ou de 4 ans en tant que conseiller, ou avoir suivi une formation spécifique de 150 heures.

Combien de courtiers en prêt immobilier compte-t-on en France ?

Selon des statistiques fournies par l’ORIAS, au 31/12/2016,  5 759 professionnels étaient inscrits sous la dénomination « courtier en banque », c’est-à-dire indépendants ; 10 737 en tant que « mandataire de banque non exclusif » ; 4 066 comme « mandataire de banque exclusif » ; 7 863 comme « mandataire d’IOBSP ».
Des chiffres qui, depuis, n’ont fait qu’augmenter.